lundi 26 juin 2017

Les 5 « genres »

Les chefs de tribu Crow

Avant que les Européens ne créent les rôles de genre, les Amérindiens reconnaissaient 5 genres. 

Ce n’est que lorsque les Européens ont envahi l’Amérique du Nord que les Amérindiens ont adopté les idées de rôles de genre. Pour les Amérindiens, il n’existait pas de règles que les hommes et les femmes devaient respecter pour être considérés comme des membres « normaux » de leur tribu. 

Au moment du premier contact, toutes les sociétés amérindiennes reconnaissaient cinq rôles liés au genre : féminin, masculin, deux-esprits féminin, deux-esprits masculin et transgenre. 

Chaque tribu avait son propre terme spécifique, mais il fallait un terme universel que l’ensemble de la population puisse comprendre. Les Navajos se référaient aux Deux-Esprits par le terme Nádleehí (celui qui est transformé), les Lakota par le terme Winkté (indiquant un homme qui a des pulsions de comportement féminin), Niizh Manidoowag (deux esprits) en Ojibwe, Hemaneh (mi-homme mi-femme) en Cheyenne, pour n’en citer que quelques-uns.

Comme le but de « Deux-Esprits » [Two Spirits] est d’être utilisé comme un terme universel en Anglais, il n’est pas toujours traduisible avec le même sens dans les langues autochtones. Par exemple, dans la langue cherokee iroquoise, il n’y a pas de traduction du terme, mais les Cherokee ont beaucoup de termes de variance de genre pour « femme qui se sent comme un homme » et vice versa.
La culture «Deux-Esprits» des Amérindiens a été l’une des premières choses que les Européens ont cherché à détruire et à dissimuler. 
Selon certaines personnes comme l’artiste américain  George Catlin, la tradition des deux esprits devait être éradiquée avant qu’elle ne puisse arriver dans les livres d’Histoire. 
George Catlin écrivit :

« Il faut que la tradition Deux-Esprits des Amérindiens soit éteinte avant de pouvoir la consigner dans son intégralité. »


  Avant que les européens ne créent les rôles de genre, les Amérindiens reconnaissaient 5 genres
Cependant, ce ne sont pas seulement les Européens blancs qui ont essayé de cacher toute trace de flexibilité du genre. Selon Indian Country Today :

« les moines catholiques espagnols ont détruit la plupart des codes aztèques pour éradiquer les croyances et l’histoire traditionnelles des autochtones, y compris celles qui racontaient la tradition deux-esprits ».  

Sous la pression des Chrétiens, les Amérindiens ont été forcés de s’habiller et d’agir selon les nouveaux rôles de genre.
L’un des « deux-esprits » les plus célèbres de l’histoire était un guerrier Lakota nommé Trouve-les-et-tue-les
Osh-Tisch (de son nom amérindien) est né homme et a épousé une femme, mais il portait des vêtements féminins et vivait quotidiennement comme une femme. Le 17 juin 1876, Trouve-les-et-tue-les a acquis sa réputation quand il a sauvé un camarade pendant la bataille de Rosebud Creek . 
Un acte de courage intrépide. 
Voici une photo d’Osh-Tisch et de sa femme :

Osh-Tisch (à gauche) et son épouse (à droite)
 
Dans les cultures amérindiennes, les gens étaient reconnus pour leur contribution dans la tribu plutôt que pour leur masculinité ou leur féminité. Les parents n’assignaient pas non plus de rôle de genre aux enfants, et même les vêtements pour enfants avaient tendance à être neutres en termes de genre. Il n’y avait pas d’idées ou d’idéaux sur la façon dont une personne devait aimer, c’était simplement un acte naturel qui se produisait sans jugement ni hésitation.
Sans stigmatisation négative associée à l’existence des deux-esprits, il n’y a pas eu de cas de représailles ni de violence envers les personnes choisies simplement parce que les individus ont été identifiés comme opposés.



We’wha (1849-1896), de la nation Zuni, fut l’un des Deux-Esprits les plus célèbres. We’wha était biologiquement un homme et fut engendré avec un esprit féminin. Au dire de tous, elle était d’une intelligence supérieure ; elle devint ambassadrice de la nation Zuni à Washington, D.C. où l’élite la célébra comme « l’homme-femme Zuni ». Cette photo montre We’wha en vêtements féminins traditionnels Zuni.

« Les Deux-Esprits chez les Amérindiens étaient très vénérés et les familles qui en comptaient étaient considérées comme chanceuses. Les Indiens croyaient qu’une personne qui pouvait voir le monde à travers les yeux des deux genres en même temps était un cadeau du Créateur. »
Les influences religieuses ont rapidement entraîné d’importants préjugés contre la « diversité des genres », ce qui a obligé les personnes ouvertes ou androgynes à choisir entre les deux. Ils pouvaient soit se cacher, soit craindre d’être découverts, ou ils pouvaient mettre fin à leur jour. 
Beaucoup d’entre eux ont choisi cette option.
Je laisserai le mot de la fin au défunt acteur Lakota Russel Means, militant pour les droits indigènes et co-fondateur du Mouvement Amérindien : 

« Dans ma culture, il y a des gens qui s’habillent à moitié en homme, à moitié en femme. Dans notre langue, nous les appelons Winkte. Si vous êtes Winkte, c'est un terme honorable et vous êtes un être humain particulier, et dans la nation et chez tous les peuples des Plaines, nous vous considérons comme un enseignant de nos enfants et nous sommes fiers de ce que et qui vous êtes. »

L'indélicat bradeur à cheval

C'est au musée d'Orsay (voyez la grande horloge de la défunte gare qui l'a précédé en ces lieux).
C'est la statue équestre de Napoléon Bonaparte en empereur romain.
Pour ma part, ainsi représenté, je le trouve ridicule cet indélicat bradeur de la Louisiane, qui couvrait presque tout le centre de ce qui deviendra les États-Unis.

Pour effrayer l'hérétique

Une effrayante Méduse en terre cuite de Verrocchio, bien plus effrayante que la Méduse antique, qui décorait les poitrine des empereurs romains (imitant basileus et diadoques grecs) et autres généraux vainqueurs pour effrayer l'ennemi.
L'ennemi qu'il s'agit ici d'effrayer est l'hérétique et ceux qui veulent ainsi effrayer ne le faisaient pas vainement : les bûchers étaient déjà dressés !

dimanche 25 juin 2017

Température du jour à Arvida (25 juin 2017)


Maiilot

Si vous me demandiez ce que je pense de ce maillot de bain proposé par « Beloved Shirts » en Californie, je vous répondrais qu'il enlaidirait n'importe quelle femme.
Mais si on change le visage qui l'illustre, je dirais peut-être autre chose ... 
Sans rien promettre !

Chapiteaux de Philæ

Quelques chapiteaux des colonnes des temples égyptiens de Philæ (qui se prononce « philé » et non phila-é comme certains ignorants -orphelins du grec et du latin- faisaient prononcer le nom du robot qu'on a expédié sur une comète, il y a quelques temps, par les également ignorants journalistes et lecteurs et lectrices de nouvelles).
Inventivité de la civilisation antique égyptienne, grand-mère de la civilisation occidentale.

 

Courir pour rentrer à l'intérieur

Trop de pollution ?
Trop de vent ?
Trop de rayonnement solaire ?
Trop de froid ?
Cela permet de souligner qu'une des plus phénoménales inventions humaines, c'est une habitation où l'on peut se protéger des agressions de la nature !

samedi 24 juin 2017

Température du jour à Arvida (24 juin 2017)


Les incendies d'Angleterre soulignés ou annoncés à Ascot

C'était à Ascot, en Angleterre, ce mois-ci, lors d'une course courue par les ladys, les lords, les altesses et les majestés, voire par les riches parvenus qui les imitent.
Quelqu'un, parmi ces gens, avait crû bon se vêtir l'un d'un gilet flammé, l'autre d'une robe de même inspiration.
Je ne sais pas si c'était pour souligner ou pour annoncer tous les incendies qui ont lieu à l'heure actuelle en Grande-Bretagne, « brexit », défaite « tory »,  attentats, incendies de bâtiments mal construits (quoique légalement), etc.
Mais, en tous cas, c'était bien pensé !

Le haïku de l'iris


Le haïku de l'iris

dans l'ombre de l'herbe
exilé par l'ignorance
il parle d'aurore

vendredi 23 juin 2017

Température du jour à Arvida (23 juin 2017)


Bonheur contre nostalgie

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alain-Fournier
Mais, parfois, les souvenirs sont pâlots face à la splendeur de ce que l'on voit. 
Bonheur contre nostalgie !

Un autre geai que l'on vêt des plumes du paon

Ce chapiteau composite moderne (il date du 19e siècle) serait parfait, n'était cette tête de barbu mensongère qui le dépare.
Ce chapiteau (avec d'autres identiques) se trouve dans la basilique Saint-Paul-hors-les-Murs à Rome et le barbu serait celui qu'on appelle « saint Paul ».
On lui a donné une barbe fournie du genre de celle avec laquelle on représente Platon ou Aristote afin, sans doute,  de rendre sa pensée aussi que peu contestable que celle de ces philosophes de la Grèce antique.
Mais ces philosophes étaient des philosophes, grecs de surcroit, et ce Paul était un Judéo-romain religionnaire (un Juif possédant la citoyenneté romaine qui voulait faire des conversions religieuses), ce qui est autre chose.
Il ne ressemblait pas à Platon ou à Aristote ni à aucun philosophe grec, ni en apparence, ni en pensée !
Ni même à un penseur romain !
Encore une fois, on est devant un geai que l'on vêt des plumes du paon.
Voici sans doute sa véritable apparence :

Que veut-on cacher ?
C'est l'un de ces chapiteaux que l'on voit de plus près, dans la photo du haut de ce billet :

Cette basilique est peut-être aussi un geai vêtu de plumes de paon !

Le haïku du cœur vulnérable



Le haïku du cœur vulnérable

ainsi mon cœur tremble
tu le tiens entre tes doigts
le briseras-tu

jeudi 22 juin 2017

Température du jour à Arvida (22 juin 2017)


Peut-être, l'homme n'est-il pas dans l'homme et la nature n'est-elle pas dans le colibri !

Ceci n'est pas une fable !
Ceci est la réalité !
L'homme et la nature !
Mais, peut-être, l'homme n'est-il pas dans l'homme et la nature n'est-elle pas dans le colibri !
Heureusement ?

Le pouvoir ennemi

C'est ce que je crois, moi aussi.
Le pouvoir est l'ennemi de ceux qui l'exercent.
Le pouvoir est aussi l'ennemi de ceux qui le subissent.
Le pouvoir, du haut en bas !
Du plus grand pouvoir au plus petit !
L'ennemi total !